Mardi 6 octobre 2009

Mardi 1er  septembre

Inondation à Agadez

La région d’Agadez a connu une inondation sans précédent. Les journées du 1er et du 2 septembre ont été rudes pour les populations. L'inondation des habitations est survenue après le débordement des eaux du kori Telwa. Les dégâts sont énormes pour la population. Selon les témoignages recueillis sur place, il a plu 8 heures d’horloge à Agadez.

 

Les premières estimations font état d’au moins 80.000 sinistrés. Les villages de Gofat, Iférouane, Dabaga, Agadez commune… ont été durement touchés.  Au moins 3 personnes ont perdu la vie suite à cette inondation.

 

Lundi 4 septembre
Action pour l'humanité et Action Medeor

L’archevêque de Niamey, Monsieur Michel Cartatéguy a réceptionné un don de deux ONG Allemandes : Action pour l'humanité et Action Medeor, destiné aux  sinistrés des inondations. Ce don est composé de médicaments (anti paludéens), de purificateurs d’eau, de moustiquaires, de bâches et de tentes.

 

Mardi 15 septembre

Liberté provisoire pour Marou Amadou

Le leader du Front Uni pour la Sauvegarde des Acquis Démocratiques (FUSAD)  a été remis en liberté provisoire ce jour.

 

La Cour d'appel de Niamey a prononcé la remise en liberté provisoire de Marou Amadou accusé d’administration d'une organisation non déclarée et incarcéré depuis le 13 août à la prison de haute sécurité de Koutoukalé à l'ouest de Niamey.

 

Lundi 28 septembre

Coup d'envoi de la campagne électorale

Ouverture ce lundi de la campagne pour les élections législatives du 20 octobre au Niger. La campagne se terminera le 18 octobre. Plusieurs partis d’opposition dont le PNDS, le CDS et le MODEN ne participent pas au scrutin. Ils dénoncent l’organisation de ces législatives et la nouvelle constitution adoptée par référendum le 4 août 2009.

 

113 fauteuils de députés sont à pourvoir et une vingtaine de partis sont en lice.

L’ex premier ministre Seyni Oumarou, et deux de ses ministres Mohamed Ben Omar et Issaka Labo figurent parmi les candidats à la députation. Ils ont démissionné la semaine dernière du gouvernement.

 

Ces législatives font suite à la dissolution de l’assemblée nationale en mai dernier par le président Mamadou Tandja.

 

Mardi 22 septembre

Levée de l'interdiction de voyager du leader du PNDS

Le tribunal de grande instance de Niamey a ordonné la levée de l'interdiction de voyager et la restitution du passeport de Mahamadou Issoufou, président du Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme. Le juge a rappelé que tout prévenu nigérien gardait sa liberté d'aller et venir au nom de la présomption d'innocence.

 

Le 10 septembre dernier, Mahamadou Issoufou n’a pas été autorisé à prendre  l’avion pour Cotonou. Il a été informé qu’il était sous le coup d’une interdiction de voyager. Le leader de l’opposition nigérienne fait partie des 124 députés accusés de malversations présumées et de détournements de deniers publics dont certains sont déjà inculpés mais laissés en liberté provisoire.

 

Il leur est reproché de s'être attribué des indemnités excessives et d'avoir procédé notamment à de faux marchés publics.

Mercredi 23 septembre
Mamadou Tandja participe au Sommet Amérique du sud-Afrique

Le président Mamadou Tandja a quitté Niamey pour Caracas, la capitale du Venezuela où il participe au 2ème Sommet Amérique du Sud-Afrique, prévu du 26 au 27 septembre.

 

Selon les organisateurs, ce sommet examinera le projet de création de lignes aériennes directes entre les deux continents. Par ailleurs, les délégations examineront la proposition vénézuélienne de création d’une monnaie commune pour régler les échanges internationaux entre pays du Sud, ainsi que les avancées de la Banque du Sud, qui ambitionne de se substituer à la Banque mondiale pour les pays du Sud.

 

Rappelons que le 1er sommet Amérique du Sud-Afrique s’est tenu en 2007 à Abuja, au Nigeria.

 

Mercredi 30 septembre
La répression des infractions économiques et financières au menu d’un conclave des magistrats du Niger

Plusieurs magistrats nigériens sont en réunion à Niamey sur l’application des textes portant répression des infractions économiques et financières. Cette réunion a été initiée par le Syndicat Autonome des Magistrats du Niger (SAMAN).

 

 

Par Serge Xavier OGA
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Mercredi 30 septembre 2009

C’est une véritable Scène d’horreur qui a eu lieu ce lundi à Conakry. Ce 28 septembre, la Guinée de Sékou Touré a connu une boucherie sans précédent. Barbarie, boucherie, Carnage, viol à grande échelle, aucun mot ne peut résumer à lui seul ce que les militaires guinéens ont réservé à leur compatriote. Selon Thierno Maadjou Sow de l’Organisation Guinéenne des Droits Humains, au moins 157 personnes auraient été tuées par balles au stade du 28 septembre et dans les rues de Conakry. Au moins 1200 personnes aujourd’hui se soignent ou luttent contre la mort. La même source affirme que des femmes ont été violées et des patients hospitalisés ont été transportées  vers des destinations inconnues sans doute pour effacer des traces.


Quel péché avaient-ils commis ses guinéens qui ne souhaitaient que dire ouvertement leur non à une éventuelle candidature au présidentielle du Seigneur de Conakry.

Aujourd’hui, le Capitaine déclare ne plus contrôler ses hommes, ses bérets rouges. Rouges comme le sang qu’ils ont versé, les bérets rouges ont amené à l’abattoir des milliers de leurs compatriotes pour mieux les assommer aisément. Quelle honte, quelle barbarie. Le militaire, c’est quelqu’un qui obéit à des ordres, à la hiérarchie.

Apparemment en Guinée, c’est le contraire. Des hommes de rangs, des caporaux, ceux qui doivent obéir deviennent donneurs d’ordre. La marche normale se fait à reculons en Guinée. Ce n’est pas une nouveauté puisque le Capitaine lui-même en son temps avait désobéi aux généraux pour s’accaparer du pouvoir. "Cette armée, je ne contrôle pas toutes les activités. J’ai hérité en 2007 d’une armée qui n’a jamais été structurée, d’une armée où la hiérarchie n’est jamais respectée, d’une armée où le caporal peut dire ‘merde’ à un colonel, à un général. Dire que je contrôle l’armée, ce serait de la démagogie" affirmait le capitaine Dadis sur une radio étrangère. Moussa Dadis Camara savait que son armée était truffée de zouaves mais il n’a jamais voulu balayer devant sa propre maison.


Comme pour se dédouaner, le capitaine Dadis qualifie de regrettable ce qui s’est passé et trouve un bouc émissaire : l’opposition. Regrettable pour lui certes mais pas pour ceux qui sont déjà morts. C’est inacceptable.

Arrivés comme des héros, Dadis et sa bande sont aujourd’hui des « zéros ». Il est peut être trop tôt pour envisager la suite mais ce qui s’est passé ce jour ne doit laisser personne étrange. Venus pour la balayer la maison Guinée, ils l’enfoncent dans l’abime.


La France a décidé de suspendre sa coopération militaire. Effort louable mais insuffisant ; la France doit aller au-delà des simples accords militaires. L’Union africaine est partie renverser un régime militaire à Anjouan pourquoi pas en Guinée.


En accusant l’opposition, le capitaine fait une fuite en avant. On pourrait lui demander : est ce l’opposition qui a demandé à ses hommes de violer les femmes, d’enfourcher des armes dans des sexes de femmes nos mères. Excusez du peu l’expression mais c’est ce qui s’est passé en Guinée. Ces militaires ont-ils des sœurs, des mères ou des femmes pour avoir agir ainsi. Nous ne sommes plus dans le cadre de l’humain. C’est de la sauvagerie.


Les auteurs des ces crimes de lundi doivent répondre de leur acte devant une juridiction spéciale.

La communauté internationale doit repenser le cas Guinée. Il est temps d’agir, de peur que l’un de ses caporaux, des soldats de rangs ne décide qui sait, de prendre le pouvoir et d’installer sa clic.

Le capitaine et sa bande ont perdu le peu d’estime que leur accorde la communauté internationale. Ils doivent partir.

 

Par Serge Xavier OGA
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Mardi 29 septembre 2009


Chers présidents,

Chers tous,

Chers pauvres,

Chers riches,

J’y moins 80, c’est dans 80 jours à compter d’aujourd’hui que  vous aller vous réunir pour décider de  l’avenir de la terre, notre héritage commun.

La planète terre sous l’égide de l’ONU se convoque du 7 au 17 décembre 2009 au Danemark. Cette grande messe sur le climat focalise l’attention de tous. Dans nos villages, les pauvres paysans ne savent plus quoi faire pour semer à la bonne saison. Les éleveurs ne savent plus où aller et quand pour trouver le bon pâturage.

 

Il semble que nous en sommes tous conscients mais nous refusons d’agir. Certains parmi vous se préoccupent le jour devant des caméras et la nuit donnent le feu vert pour accélérer dans le mauvais sens.

La terre entière est confrontée à plusieurs défis et les résultats de Copenhague seront le dernier verdict pour la terre. Soit elle meurt ou on la ressuscite. Soit vous décider de nous tuer et de nous guérir. C’est dire qu’il faut surpasser les intérêts personnels pour voir l’intérêt général. Nous subissons tous les dégâts liés aux changements climatiques, riches et pauvres.

Début septembre, Ouagadougou, Dakar, Agadez se retrouvaient pieds dans l’eau. Plus tard, c’est la Turquie, les Philippines, Bref tout le monde baigne dans les mêmes problèmes.


On a coutume de dire qu’un mal diagnostiqué est à moitié guéri. Apparemment ce n’est pas le cas pour le climat. La mal est identifié mais personne ne veut faire l’effort d’aller vers des solutions pérennes. La Chine, les USA, la France, l’Inde,… personne ne veut faire des concessions. On est d’accord pour faire des efforts mais personne ne veut pendre un engagement chiffré. En clair, très peu souhaite abandonner les industries polluantes.

Certains lorgnent déjà les ressources naturelles jusque là inexploitable et couvertes par la glace. Ces terres aujourd’hui font l’objet déjà de divergences. C’est des bassins de conflits potentiels.


C’est l’homme qui détruit tout sur son passage au nom des intérêts personnels. Aujourd’hui, dans la brousse de Bermo dans le Niger profond, les éleveurs ne savent plus quoi faire. Ils sont désorientés et ne savent plus où aller et quand pour trouver le pâturage comme je disais tantôt. Pour faire face à l’adversité de la nature, les paysans de Dakoro font des semis à sec en espérant une pluie qui ne vient jamais quand on la désire. Certains préfèrent tout quitter.

Les pauvres ne savent à quel sein se vouer. Ils sont des victimes innocentes du Nord. Ils polluent et nous encaissons les conséquences.


A l’heure actuelle, on parle de pollueur payeur de ses dégâts. Pourquoi payer tout en sachant que le vrai sacrifice serait de réduire au maxi les gaz à effets de serre.

Il est difficile aujourd’hui de prévoir avec exactitude les dangers, les conséquences du réchauffement climatique. Il est certain que les effets à l’heure actuelle nous montrent déjà l’ampleur des dégâts si nous n’agissons par à l’unissons. « Nous sommes au bord d’une catastrophe si nous n’agissons pas » déclarait le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon Ban Ki-Moon en 2008.


Faute de terre, il y aura migrations :

Les agriculteurs iront vers les terres plus fertiles et les éleveurs faute de pâturage iront dans les champs. Ainsi naitront de graves conflits fonciers souvent réglés à coup de canon ou de machettes.

Les bras valides tenteront l’exploit de rejoindre l’Europe par la mer via le désert. L’Europe qui ne souhaite pas être le dépotoir du monde le sera.

La chine, les indes, rien ne pourra résister à l’assaut de ce qui ont faim ou qui n’ont plus de terre parce que l’eau à tout pris ou que le désert a tout brulé.


Des pays entiers disparaitront de la carte du globe.

Les pirates somaliens ont laissé tomber la pêche pour pêcher les navires parce que le poisson n’existe plus.

Je vous supplie chers amis, vous qui avez la solution, vous qui pouvez nous aider, je vous prie, je vous exhorte à laisser de compter les intérêts particuliers et agissons ensemble.


Selon plusieurs sources, je ne vous apprends rien de nouveau : l’évolution climatique risque également de creuser le déficit hydrique, qui pourrait toucher, en 2020, 75 à 250 millions de personnes rien qu’en Afrique.

Aidez –nous, aidez vous, surpassez-vous pour le bonheur de tous.

Il n’y aura pas de perdant ou de gagnant dans ce combat. C’est une question de survie. Vivre ou mourir. Je sais que certains parmi vous ont l’art des négociations.


Que Sarkozy soit intransigeant comme il l’a été. Que Obama continue sur sa lancée mais avec des objectifs chiffrés. Il est de notre intérêt d’aider notre amie la Chine qui nous fabrique tout, de polluer moins. Que nos amis les chinois nous aident en réduisant tout ce qui peut anéantir les efforts qu’ils font pour ravitailler le monde. Que notre ami Berlusconi trouve les mots nécessaires pour détendre l’atmosphère chaque fois que c’est nécessaire.

Ainsi, chacun de part son efficacité et sa touche personnelle, donnera le meilleur de lui-même pour notre mère la terre qui nous réunit aujourd’hui.


Je sais que la crise économique, le chômage et bien d’autres choses encore peuvent freiner les ardeurs des uns. Ce serait fuir le vrai problème, une sorte de fuite en avant.

 

Chers amis, vous qui vous réunissez à Copenhague, vous pouvez faire d’une pierre deux coups. C’est possible et vous en êtes capables. C’est pourquoi vous avez été désigné pour y être.


Chers amis des pays développés, trouver des solutions pour nous tous.

Chers amis des pays titubant sur la route du développement, vous avez aussi un effort colossal à faire. C’est important. Vous devez tout repenser dans tous les secteurs : énergie, agriculture. Bref penser à tous les chemins qui limiteront le dérèglement climatique.


Les voitures qui doivent se retrouver à la casse prennent la destination de l’Afrique. Pourquoi permettre cela surtout que nous savons que ces voitures, ces motos asiatiques avec des compteurs de 300.000 km ne peuvent que polluer. Je pense qu’il nous repenser notre monde.

 

Dans cette attente, je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.

Par Serge Xavier OGA
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Jeudi 10 septembre 2009

Inondations à Agadez


La région d’Agadez a connu aussi une inondation sans précédent. Les journées du 1er au 2 septembre ont été rudes pour les populations. Les eaux charriées ont inondé les habitations. Les dégâts sont énormes pour la population.

Selon les témoignages recueillis sur place, il a plu 8 heures d’horloge à Agadez. L'inondation des habitations est survenue après que les eaux du kori Telwa aient dérodés envahissant les quartiers riverains de son cours.

Les secours s’organisent pour venir en aide aux populations. On estime à au moins quarante mille le nombre de sinistrés. Les villages de Gofat, Iférouane, Dabaga, Agadez commune… ont été durement touchés.

 

Il faut dire que les inondations ont commencé dans la commune de Dabaga à 45 km d’Agadez depuis fin juillet. Les eaux ont envahi les terres arables et ont fait effondrer plusieurs puits qui servaient aux cultures dans les oasis. On estime à 400 hectares les terres affectées.


Dès premières constats dans la ville d’Agadez, il ressort que 14 quartiers sont affectés. Près de 4000 maisons ont été détruites ou endommagées. Selon les estimations encore provisoire, 4000 têtes de bétails, 113 sacs d’oignons ont été emportés par les eaux en furie.

Les pertes en vie humaine s’élève à 3 morts. Les sinistrés seraient au nombre de 40.000 repartis dans 7000 mille ménages.

La région d’Agadez située dans la partie désertique du Niger ne reçoit pas beaucoup de précipitations mais une petite pluie de 40mm peut faire de grands dégâts. Les maisons sont en terres battues ou sont construites négligeant les plans d’urbanisme. Comme partout en Afrique, les quartiers en lisière des villes poussent et ne répondent à aucune norme d’urbanisme.


Le gouvernement nigérien a débloqué une aide d’urgence de 23 millions dont cinq millions par le Président de la République, deux millions par le Premier ministre. D’autres ministres du gouvernement ont eux aussi apporté leur soutien financier. Enfin, le gouvernement appelle les nigériens à manifester leur solidarité avec les populations d’Agadez.


Cet après midi encore, il a plu à Maradi, ce qui est rare au sahel mi-septembre. Preuve que le dérèglement climatique touche toute la terre même les inoncents d'agadez, ceux-là qui ne developpent pratiquement aucune polution de l'ozone.


Serge Xavier OGA

Par Serge Xavier OGA
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Mercredi 9 septembre 2009

Sur les traces de Florence

Le 02 aout 2009, j’avais décidé de reprendre mes forces au Monastère Cistercien de Parakou.

Pourquoi aller si loin, pourquoi parcourir 1000 km pour reprendre ses forces.

Ces questions banales, je ne me les pose jamais. Je suis un aventurier, un voyageur et les distances sont comme des amis de route. Je les côtoie, je les aime. Mais ce n’est pas cela qui explique ce voyage.

 

Assez de diversions, oui assez de diversions. Je vais au monastère pour respirer de l’air pur, entendre les oiseaux chanter, apprendre les rudiments de la vie : silence on travaille et on prie.

Oui silence rime avec prière et travail. Se lever à 4 heures même si on ne participe pas à l’office et entendre des psaumes de supplication adressés au Seigneur depuis la grande chapelle, c’est reposant pour le corps n’est ce pas. C’est bien c’est doux et que sais- je encore.

C’est déjà mille raisons de s’y rendre. Là-bas, on peut revisiter en silence sa vie, balayer les mauvaises idées qui trônent dans la tête, bref se refaire une jeunesse dans la tête.

 

Assez de blabla, assez de blabla, maintenant le film de la route.

 

Il était 4 heures ce dimanche matin lorsque je pris la route de Rimbo, le car de transport en commun qui devrait me ramener à Dosso. J’étais fatigué ce matin là puisque la nuit a été courte. Tout le mois de juillet, je l’ai passé sur les routes. Le samedi, j’étais au bureau jusqu’à minuit. Il fallait liquider les dernières instances.

 

J’arrive alors à Dosso après 9 heures de car. Ce n’est que la moitié de la route. Ensuite direction Gaya puis Malanville, ville aux mille moustiques. La nuit a été courte très courte et pénible. Le matelas que mes hôtes m’avaient offert avait peut être 15 ans d’âge. Courbatures,

insomnies mais je n’avais pas le droit de leur dire que c’était méchant. Ils m’ont offert leur maison, leur nourriture et surtout leur protection.

 

Je pris congés d’eux vers 6h30 du matin. Le maître de maison me déposa à la gare.

Le car qui nous ramène sur Parakou, c’était un au revoir la France, c’est une vielle bête qui avait encore de l’énergie. Il a rougi à 7h20 mais son ardeur a été freinée par une grande pluie.

Il fallait rouler prudemment, ce que le driver a fait avec brio. Bizarre et bizarre, l’eau avait réussi a trouvé une place dans le car. Mon sac dans lequel je conservais mes cours de théologie était mouillé mais rien de grave. Ainsi va la vie dans les cars béninois. De l’eau qui coulait par les toits d’un car, as-tu déjà vu cela ? Dommage, il fallait être abord de mon car ce jour là.

 

Arrivé à Parakou, j’ai eu la malchance d’appeler Sr Isabelle pensant profiter de son occasion pour rallier le monastère. Sr Isabelle s’occupe de la livraison et des courses du Monastère.

Elle était régulière à Parakou. Il a fallu 2 heures de temps pour que la cellérière vienne me chercher. C’était un peu agaçant mais bon, ce temps m’a permis de me faire des amies. Deux jeunes espagnoles qui demandaient un tel pour appeler une religieuse à qui elles venaient rendre visite. Oh les béninois ! Personne n’était disposée à leur passer leur téléphone. Pourtant à Paris, il n’est pas rare d’avoir recours au téléphone du clochard pour passer un coup de fil même s’il vous le facture un peu cher. Mais bon, le Bénin, tout le monde n’est pas gentil.

Mais moi, je l’ai été. J’ai offert mon téléphone aux 2 jeunes dames à qui j’ai adressé quelques mots en espagnoles.

Elles prirent le téléphone et passèrent leur coup de fil et aussitôt la religieuse vint et les deux dames s’engouffrèrent dans la voiture sans me dire au revoir. C’est leur culture, pas la mienne. Je n’ai pas offert non plus mon tel pour recevoir un merci en retour.

Enfin le monastère, les longs arbres, la petite cheminée et les maisons sous mes yeux. Un peu fatigué, mais très content d’avoir atteint la destination sans difficulté majeure. Deux jours de voyages non stop, c’est déjà suffisant pour bien se reposer.

 

Elle m’accueille, quel plaisir de la revoir et de savoir qu’elle s’occupe toujours bien de ses chiens. La sœur Cyrille, elle porte le nom de mon père. Disons, c’est papa qui m’accueille. Je ne peux rêver mieux.

Ainsi commence une nouvelle vie, une vie de 10 jours qui plonge dans les réalités de notre vie de citadin. On apprend à respecter l’autre mais souvent le naturel revient au galop. Oui c’était un midi, mon naturel revient au galop. Je jouais de la musique des Keur moussa que j’aime beaucoup, j’avais oublié de bloquer mon haut parleur et l’hôtelière passant par là me ramena à l’ordre avec un sourire débordant. « Couper votre musique pour ne pas gêner les pères en retraite et qui logent à coté de vous » avait-elle dit.

 

Mais justement c’est eux qui m’ont entrainé. Eux aussi jouaient de la musique de temps en temps et comme qui s’assemble se ressemble, j’ai fini par succomber.

 

Je ne suis pas encore au bout de mes surprises. C’était l’un des plus beaux voyages. Vous le saurez plus tard.

 

J’avais la nostalgie du Niger, de mon fils, de ma femme et de mon chien Kawalè.

Un soir, alors que je revenais de la ville, j’aperçu au loin, trois silhouettes. C’était des connaissances du Niger. Ils étaient au fait 5. Ils ont décidé de venir passer quelques jours au monastère de Parakou : Odile, Bruno, Ellé, Daniel, Louise. Un little Niger renait. Nous avons passé de très beaux séjours. Puis, Bruno s’en alla à Cotonou, moi aussi, je repris la route du Niger. Il ne restait que quatre. Ainsi va la vie. Il fallait que quelqu’un quitte le premier.

 

Surprise pour surprise, j’en ai eu. Arrivé à Parakou, je partis pour Tchachou où s’séjourne mon papa en convalescence chez Gaspard, un des ses fils. A destination, l’on m’apprenait que Florence, parti de longue date au USA et que je n’avais jamais vu, était au bénin avec son mari. Comment faire pour la voir. Heureusement que le téléphone cellulaire existait. J’ai pu lui parler et espoir de se voir était né. Trois jours plus tard, elle m’offrait un large sourire. Alors que j’étais encore dans la petite chapelle du monastère méditant sur notre vie, la sœur Noélie vint et me dit : écoute ta prière. Il y a des visiteurs pour toi. En sortant de la chapelle, j’aperçus 2 femmes et un géant qui était resté à mes côtés dans l’église mais je n’avais jamais imaginé que ce géant blanc était un beau à moi.

 

L’accolade fut chaleureuse et douce. En bon garçon, je me suis abstenu de verser quelques larmes. Mais mon cœur pleurait de joie. Enfin, comme le vieux Siméon, j’ai enfin vu celle qui me parlait régulièrement au téléphone. Elle était belle, un peu fatiguée par le long voyage mais son visage quoique fatigué laissait apparaître une beauté impeccable. Je compris alors pourquoi ce géant devant moi et qui avec sa voix baroque prononçait quelques mots Idaatcha avait décide de l’épouser. J’imagine leur première rencontre. Peut être qu’il n’avait pas pu dormir. La beauté ne meurt jamais.

 

Florence, Adelaïde et son mai s’en allèrent. C’était trop court mais trop belle, cette rencontre. Je n’avais pas imaginé qu’on allait se rencontrer.

Les bons voyages vous réservent toujours quelques souvenirs. Toute la famille était presque au complet.

 

C’était un jeudi que j’allais leur rendre visite à Parakou. Je retrouve son mari avec une épaule déboitée. Le Mr. avait décidé de faire de la moto mais avait oublié que les rues de Parakou n’étaient pas celle de Boston. Il a été victime d’un léger accident. C’est aussi une très belle vacance à l’eau chaude qui a démarré pour lui. Sa belle sœur, avec de l’eau chaude lui massait régulièrement l’épaule. Heureusement que tout s’était bien passé. Quelques égratignures en dehors de l’épaule. Ce n’était pas méchant…. Je causais avec lui et il me parlait un peu de leur vie, de leur pays et aussi de plein d’autres choses. Enfin, c’était entre nous. Ce qui était dommage, je n’avais pas eu une occasion pour causer en tête à tête avec Florence. J’avais beaucoup de choses à lui dire et sans doute elle aussi. On avait eu que quelques bribes de mots. Sa voix était si belle qu’elle trahissait un peu son âge. C’était une voix de jeune fille. Son mari, c’était un grand baryton. C’était comme moi pour ceux qui me connaisse.

 

 

Au cours de ce voyage, je voulais voir Lydie aussi mais le temps ne lui a pas permis de venir à ma rencontre comme envisager.

 

 

Et que Dire de papa. Il a beaucoup vieillit mais c’était normal. Peut-on être jeune à presque 100 temps ?

Il était encore lucide. Ses souvenirs d’enfance étaient toujours là mais ce qu’il fait ne m’a pas trop plu. Il ne veut pas enlever ses vieux habits alors qu’il dispose d’une dizaine de tenue que ses enfants lui ont offerte. Dans la chambre qu’on lui avait donnée pour ce séjour forcé, il y a un peu de rose. C’était la couleur de la pommade qu’il utilisait pour traiter la plaie qu’il a à la plante des pieds. Il dormait sur un petit lit de militaire. J’avais proposé qu’on lui confectionne un lit plus confortable mais il refusa. Il rêve toujours rejoindre son village mais j’ai peu que ce ne soit pas de sitôt. Lui rêve du contraire. C’est normal. Il est en exil. Durant mon séjour, je lui ai rendu visite deux fois et nous avons longuement échangé. Je n’aime pas trop le voir souffrir et passer son temps dans cette chambre, c’est pourquoi, je n’ai pas pu passe quelques jours là.

Il a toujours son téléphone portable dans la poche. C’est dangereux mais que redoute-on à cet âge.


 

 

J’achevai mon séjour au Bénin par une bonne nouvelle aussi. Ma nièce Marthe devint maman pour la 2ème fois. Elle est un peu pressée du mois son mari. Au Bénin, quand l’enfant commence à marcher, il lui faut un petit ou une petite sœur sinon tu as tout le monde contre toi. Le beau garçon vint au monde au moment où Xavier, Florence et son Mari quittèrent le Bénin.

 

 

Mon retour allait être mouvementé. Je quitte à Parakou pour Malanville à 14h30. Le car connu une avarie à Kandi. Un des pneus avait éclaté et le secours était aussi défectueux. L’escale forcée a duré deux heures. Arrivé à Malanville courant 20h30, je traversai la frontière. A chaque poste de police, il fallait payer 500 francs avant de recevoir le cachet sur votre passeport. C’était un business rodé. Personne n’échappe à cette dime frontalière. A Gaya, je prends la direction de Dosso dans un véhicule de port. On arriva à Dosso vers 00h30mn. A la gare de Rimbo, il n’y avait plus de place pour Maradi le jour suivant. Que faire ? Je décidai de prendre les au revoir la Belgique. Ce sont des véhicules deuxièmes mains provenant de l’Europe via le port de Cotonou. Les chauffards qui les conduisaient roulent souvent sous l’effet des amphétamines toute la nuit. C’est rapide mais la mort est aussi au bout de la ligne pour les malchanceux. Après 2 heures d’auto stop, un driver m’embarque pour Maradi. C’était un nigérian. Il partait sur Kano dans une petite starlet. Pour 600 km, j’ai déboursé 12.000 CFA. C’est deux fois le prix de la course dans les cars. C’était aussi le prix de la nuit.

 

La petite voiture roulait trop vite. J’ai récité toutes les bonnes prières afin que le chauffeur ne s’endorme pas au volant. Il fumait, croquait des colas et des chewgum. Bref tout ce qu’il fallait pour ne pas somnoler. Je causais de temps à autre avec lui en anglais pour le maintenir en éveil. Je voyais ces paupières battre. Il baillait souvent aussi. C’était insupportable de voyage dans un véhicule qui avale du 120km/h alors que son chauffeur avait sommeil.

 

On roula toute la nuit. Vers 10h30 le jour suivant, j’arrive à destination. Fatiguée par la peur de vivre les derniers jours de ma vie de cette voiture bleue.

 

Ainsi prend fin cette aventure. Je sais que c’est un peu du polard mais c’est le vrai film, celui d’une rencontre à la Florence.

 

 

 

Par Serge Xavier OGA
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Mercredi 18 mars 2009

01 février

Baisse du prix des hydrocarbures à la pompe. Pour le mois de février, le prix du litre à la pompe est fixé comme suit:

Essence super à 476F/l au lieu de 504 CFA/L soit une baisse de 28 CFA/L

Gasoil à 492 CFA/L au lieu de 550 CFA/L soit une diminution de 58 CFA/L

Pétrole lampant à 371 CFA/L au lieu de 418 CFA/L soit une baisse de 47 CFA/L

 

Lundi 03 février

La Banque Mondial a fait don de 22 véhicules 4X4 et 139 moto-cross au Ministère de l'Éducation Nationale. Le don est destiné aux inspecteurs, aux conseillers pédagogiques et aux observateurs relais des comités de gestion des différentes régions du Niger.

 

 Mercredi 05 février

Ouverture à Niamey des 1er Jeu de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD). Plus d'une dizaine de pays participent aux jeux placés sous le signe de la consolidation des liens de fraternité et de solidarité dans l'espace CEN-SAD.

 

Vendredi 06 février

Lancement de la campagne nationale de récupération des terres  dans le cadre du programme spécial du Président de la République. Cette campagne 2009 permettra de récupérer au moins 2770 hectares de terres de glacis et 1010 hectares de demi-lunes à fixer. Hormis les terres récupérées, cette opération permettra de créer 124395 emplois temporaires dans les villages. Cette activité permettra de freiner l'exode rural et le chômage des jeunes.

 

Lundi 09 février 

Le Fonds Saoudien de Développement accorde un prêt de 20 millions de dollars US au Niger dans le cadre du financement du barrage hydroélectrique de Kandadji.

 

Samedi 14 février

Ouverte vendredi 13, la seconde session extraordinaire de l'Assemblée nationale du Niger a clôturé ses travaux ce samedi. Cette session a permis l'adoption de la proposition de loi portant indemnités et avantages des parlementaires du Niger. La société civile dénonçait depuis plusieurs mois ces avantages.

 

La Cour Constitutionnelle avait dans un arrêt en date du 13 juin 2008 prononcé la non-conformité à la constitution de certains articles de la loi portant statut du député votée le 05 mai 2008 par les députés.

 

Dimanche 19 février

La fondation Jean Paul II pour le Sahel a fêté ses 25 ans. Plus de deux cents projets financés en 2008, plus de deux millions de dollars affectés dans la même année pour combattre la sécheresse et le désertification des les pays membres : Burkina Faso, Niger, Mali, Guinée-Bissau, Cap vert, Mauritanie, Sénégal, Gambie et Tchad. La Fondation a jusqu'à présent distribué environ quarante millions de dollars, surtout dans les domaines de l'accès à l'eau, de la restauration de terres cultivables, et des bourses de formation ou de réalisation. Une grande une messe à laquelle ont pris part les évêques du Niger a été célébrée le 19 février à Ouagadougou en présence du cardinal Roger     Etchegaray, président émérite du Conseil pontifical « Cor Unum ».

 

Cette Fondation est le fruit de l'appel historique lancé par Jean Paul II le 10 mai 1980 à Ouagadougou : « La solidarité dans la justice et la charité ne doit connaître ni frontières ni limites... ». 4 ans plus tard, le 22 février 1984, Jean-Paul II instituait cette fondation qui solutionne plusieurs maux du monde rural.

 

Samedi 21 février

Le Congrès extraordinaire du Mouvement National pour la Société de Développement MNSD-Nassara tenu à Zinder a choisi Seini Omar Président du parti. Seini Omar est l'actuel Premier Ministre du Niger et succède à Hama Amadou à la tête du MNSD.

 

Mardi 24 février

Le Président de la République a signé un décret portant reconduction de la mise en garde dans la région d'Agadez. Au terme de ce décret, la mise en garde proclamée dans la région d'Agadez est reconduite pour 3 mois à compter du 24 février 2009.

 

Vendredi 27 février

Ouverture à Tahoua de la 30ème édition du championnat national de lutte traditionnelle du Niger. La lutte traditionnelle hormis son côté sportif permet de renforcer les liens d'amitié, de fraternité et de solidarité entre les régions du Niger. La lutte est l'événement sportif que tous les nigériens attendent chaque année avec impatience.

 

Diplomates canadiens

Les deux diplomates canadiens et leur chauffeur nigérien sont en vie. Une cassette vidéo montrant les deux canadiens et pour la première fois leur chauffeur nigérien, enlevés mi-décembre au Niger a été diffusée par leurs ravisseurs. Les trois hommes sont tous entre les mains de Moctar Ben Moctar l'un des chefs de la nébuleuse Al-Qaïda pour la zone sud du Maghreb.

 

Samedi 28 février

Fin de la visite de travail du Président togolais au Niger. Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué une visite d'amitié et de travail de 48 heures au Niger du vendredi au samedi 28 février. Cette visite a permis au Niger et au Togo de passer en revue les relations de coopération qui les unissent. Les questions économiques et particulièrement la question des transports ont été abordées au cours de cette visite.

 

Évolution du prix sur le marché selon Afrique verte en février

 

L'analyse spatiale des prix des céréales classe le marché d'Agadez au premier rang des plus chers, suivi par Tillabéry, Zinder, Dosso, Niamey et Maradi. Comparés à début février 2008, sauf pour le maïs à Niamey, les prix sont en hausse pour toutes les céréales et sur tous les marchés (de 31 à 51,5% pour le riz, de 18,5 à 39% pour le mil, de 13 à 57% pour le sorgho et de 17 à 33% pour le maïs). Analyse de l'évolution des prix par produit : Riz : hausse à Maradi, Dosso et Tillabéri, stabilité à Zinder, Agadez et Niamey. Mil : baisse à Maradi, stabilité à Tillabéri et Niamey, hausse sur les autres marchés. Sorgho : légère baisse à Maradi et Niamey, et hausse sur les autres marchés. Maïs : baisse à Dosso, stabilité à Zinder et Niamey, hausse sur les autres marchés. Analyse par marché : Zinder : stabilité du riz et du maïs, hausse du mil et du sorgho. Maradi : hausse du riz et du maïs, baisse du mil et du sorgho. Dosso : baisse du maïs, hausse pour les autres produits. Tillabéri : stabilité du le mil et hausse pour les autres produits. Agadez : stabilité du riz, hausse pour les autres produits. Niamey : légère baisse du sorgho et stabilité pour les autres produits. (Source : www.afriqueverte.org)

 

yapa  

Par Serge Xavier OGA
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Vendredi 9 janvier 2009
 

Lundi 1er décembre

Le Niger célèbre la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida. Le taux de prévalence au Niger a chuté de 0,87 en 2002  à 0,70 en 2006 chez les adultes de 15-49 ans. La séroprévalence est variable selon les groupes. L'une des priorités pour le Niger est l'extension et l'intensification des actions de prévention à l'endroit des jeunes et des femmes a déclaré à cette occasion Dr Idé Moussa coordonnateur national de la Coordination Intersectorielle de lutte contre le Sida.


Mardi 3 décembre

À l'instar de la communauté internationale, le Niger a célébré la 15ème journée des personnes handicapées. Le Niger a ratifié en 2008 la Convention Internationale relative aux droits  et à la dignité des personnes handicapées.

Lundi 08 décembre

Tabaski

Le Niger à l'instar de la Ouma Islamique fête la Tabaski. La fête s'est déroulée sur tout le territoire Nigérien. A cette occasion, les Évêques du Niger ont adressé  un message de bonnes fêtes aux musulmans du Niger

 

Disparition

C'est ce jour de l'Immaculée Conception que la mort a arraché les sœurs Thérèse-Marie SENE, Virginie N'DONG de la Congrégation des Filles du Saint Cœur de Marie en mission à Tahoua et Mme Safia HASSANE, membre du Conseil d'Administration de la CADEV Niger. Leur délégation rentrait de Maradi à Tahoua où elle a pris part aux ordinations. Elles ont rejoint la demeure éternelle suite à un tragique accident de Circulation.

 

Jeudi 11 décembre

Obsèques à Tahoua  des sœurs Thérèse-Marie SENE, Virginie N'dong de la Congrégation des Filles du Saint de Cœur de Marie en mission à Tahoua et Mme Safia Hassane. Plusieurs centaines de personnes ont tenu à leur rendre un dernier adieu. Des délégations venues du Sénégal, du diocèse de Niamey et de tout le diocèse de Maradi sont venus pour ce dernier adieu. Les autorités administratives et coutumières de Tahoua ont tenu par leur présence à rendre hommage aux trois disparues. 

Samedi 13 décembre

26 volontaires de Peace Corps prêtent serment à la résidence de l'ambassadeur des USA à Niamey. Ils vont travailler pendant deux ans dans les campagnes nigériennes dans les domaines de l'agriculture et de l'environnement.

Mardi 16 décembre

 

Le Royaume du Danemark et le Niger ont signé un protocole de coopération. 13,15 milliards de CFA , c'est le montant de cette aide danoise qui sera utilisée dans le cadre du Programme d'Appui au secteur Rural.

 

Vendredi 18 décembre
Le Niger célèbre le cinquantenaire de la République. Un défilé exceptionnel a eu lieu à  Niamey et plusieurs manifestations à l'intérieur du pays.

Jeudi 25 décembre

Les chrétiens du Niger ont célébré Noêl à l'instar du reste du monde chrétiens. De toutes les églises du Niger, on a chanté Alléluia, il est né le divin enfant. L'Évêque de Maradi a à cette occasion mit l'accent sur le rôle des parents qui doivent apprendre aux enfants à comprendre le sens de Noêl dans notre vie d'aujourd'hui.

 Serge Xavier OGA

Par Serge Xavier OGA
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Vendredi 9 janvier 2009

Lundi 4 novembre

Lavage des mains
Le Niger a célébré la journée internationale de lavage des mains. Plusieurs activités de mobilisation ont été réalisées à travers tout le pays pour inciter les populations à se laver les mains avec du savon afin de stopper la transmission de microbes d'une personne à une autre soit par contacts directs soit indirectement par voie de surfaces.


Mercredi 5
Eaux & Forêts

125 nouveaux agents des Eaux et Forêt ont reçu leur diplôme de fin de formation. Ce nombre permettra d'étoffer les effectifs de ce corps au niveau des régions et la création de nouveaux postes forestiers.

Vendredi 07 novembre 
Bande de malfrats

Un gang spécialisé dans le vol de véhicules et de pièces détachées a été démantelé par la   police nationale. Les 4 malfrats ont dérobés pour la seule ville de Niamey près de 70 véhicules. Les lascars ont été pistés sur trois mois avant d'être capturer.


Lundi 10 novembre
22 étudiants de la 5ème promotion des étudiants admis au titre d'Ingénieurs de travaux Informatiques ont reçu  leur parchemin à l'Institut Africain d'Informatique de Niamey.  6 femmes figurent parmi les récipiendaires qui ont reçu leur diplôme en présence du 1er Ministre du Niger.

Mardi 11 Novembre

550 Pèlerins Nigériens ont quitté Niamey pour l'Arabie Saoudite où se déroule le pèlerinage aux Lieux Saint de l'Islam


Mercredi 12 novembre

Lancement officiel de la campagne des cultures irriguées 2008-2009. Cette année, ce sont quelques 50.000 hectares qui seront mis en valeur à travers tout le pays.. 142.936 exploitants seront concernés par l'opération. L'État leur fournira des semences améliorées, des engrais et des matériels aratoires à prix modérés.

Jeudi 20 Novembre

La Grande Bretagne a accorde une aide de 6 milliards de CFA au Niger. C'est la première fois que la Grande Bretagne octroie un appui financier significatif au Niger. L'aide sera utilisée dans le cadre du Programme Décennal de l'Éducation au Niger.

Vendredi 28 novembre

La SNV, Organisation Néerlandaise de Développement souffle ses 30 bougies de présence au Niger. La SNV est une organisation d'appui-conseils qui intervient sur les causes fondamentales de la pauvreté.. De 1978 à nos jours , elle a exécuté plus d'une dizaine de projets à travers tout le Niger. On peut citer : Projet ceinture verte Tahoua, Projet Mares Illéla,...

 Yapa
 Serge Xavier OGA

Par Serge Xavier OGA
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Mardi 11 novembre 2008

NigerRésumé Actu octobre 2008

Mercredi 1er octobre

Fête de Ramadan: La Communauté musulmane du Niger a célébré ce jour la fête de l'Aïd El Fitr. Dans son message à la nation, le Chef du Gouvernement a invité l'ensemble des nigériens à la sagesse et à la modération. Seini Omar exhorte les nigériens à une gestion rationnelle et responsable des récoltes.

Message des Évêques du Niger: A l'occasion du Ramadan, l'Union des Évêques du Niger, dans un communiqué de presse salue l'exemplarité de la cohabitation fraternelle entre chrétiens et musulmans. L'Église catholique reste disponible a œuvré aux côtés de toutes les communautés religieuses du Niger en vue de la construction d'une nation respectueuse des valeurs et des traditions religieuses de chaque individu en vue du bonheur de tous.

Jeudi 02 octobre
Hydrocarbures: Le prix des produits pétroliers au Niger reste inchangé pour ce mois d'octobre. C'est un arrêté du ministère du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation qui a annoncé la nouvelle. Pour le mois d'octobre, les prix sont les suivants : Essence Super : 670 F CFA/litre * Gas-oil : 664/F CFA/litre * Pétrole lampant : 502 FCFA/litre * Mélange 2temps 735 FCFA/litre

Assemblée Nationale: Ouverture de la 2ème session ordinaire de l'Assemblée Nationale. Les travaux sont prévus pour durer 60 jours maximum. Cette session sera consacrée entre autres, à l'examen du Projet de Loi des Finances 2009.

Tillabéry: Sécurité alimentaire: Lancement du Projet de lutte contre l'insécurité alimentaire par le développement de l'irrigation dans la région de Tillabéry ce jour 02 octobre 08. 3 milliards de Cfa seront investis sur une durée de 4 ans et permettra aux départements de Tera, Tillabery, Kollo et Say. Il s'agit donc de luter contre l'insécurité alimentaire et contre la pauvreté en milieu rural. Le projet procédera à la maîtrise de l'eau, à l'irrigation, la formation, l'encadrement et le financement.

06 octobre
Loi des finances 2009:
Le Ministre des Finances a présenté à l'Assemblée Nationale le projet de loi des finances 2009. Il s'élève à 735 milliards 637 millions 725 mille CFA. Il est en hausse de 28,41% par rapport à l'exercice 2008.

07 octobre
Moussa Kaka:
La cour d'appel de Niamey a ordonné la liberté provisoire du correspondant de RFI au Niger Moussa Kaka. Il avait été arrêté le 20 septembre 2007. Il lui est reproché l'« atteinte à l'intégrité du territoire national par entente avec des éléments du MNJ ».

08 octobre
Rentrée scolaire:
Les élèves du primaire après trois mois de vacances reprennent le chemin de l'école. Cette année, la rentrée des classes n'a connu aucune perturbation. Tout semble aller le mieux.

09 octobre
Banque postale au Niger: Le Niger a commémoré la journée mondiale de la poste. Dans le message commémoratif prononcé à cette occasion, le ministre de la Communication a indiqué que la poste rend de précieux services à tous ceux qui ne peuvent pas encore bénéficier pleinement des nouvelles technologies de la communication et de l'information. Une banque postale sera effective dans les jours à venir. Cette banque selon le ministre « procédera non seulement aux remboursements des épargnants mais continuera à fonctionner cette fois-ci avec des assises financières très confortables ».

15 octobre
Commercialisation du Niébé: Lancement officiel à Zinder de la commercialisation du Niébé par le ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Normalisation. Cette opération vise l'accroissement des revenus des producteurs, la réorganisation et la dynamisation du système de commercialisation, l'amélioration du système de stockage des produits ...

Canne Blanche: L'Union nationale des Aveugles du Niger a célébré la journée internationale de la canne blanche. Cette journée a été instituée en 1969 par les Nations Unies dans le but d'une part de sécuriser les personnes aveugles dans la circulation routière et d'autre part sur la nécessité de garantir l'accès aux droits essentiels : santé, éducation, formation et emploi. Au Niger, moins de 3 % des personnes aveugles vont à l'école a déclaré à cette occasion M. Siddo Oumarou Secrétaire Général adjoint de l'Union Nationale des Aveugles du Niger.

16 octobre
Journée mondiale de l'Alimentation: Le Niger a célébré ce jour la journée mondiale de l'alimentation à l'instar des autres pays membres de la FAO. Le thème de cette année est : sécurité alimentaire mondiale : les défis du changement climatique et des bioénergies. Dans le message adressé à la population, à l'occasion de cette commémoration, le Ministre en charge du développement agricole a insisté sur les conséquences du réchauffement climatiques qui va frapper plus durement les agriculteurs, les éleveurs et les pêcheurs. Monsieur Mahamane Moussa a rappelé aux partenaires techniques et financiers, aux organisations de la société civile,... le rôle important qu'ils ont à jouer soit dans la diffusion de message, soit dans le ciblage des personnes vulnérables ou dans l'accompagnement des actions initiées par le gouvernement.

17 octobre
Canada Francophonie : Ouverture au Canada du 12ème sommet des Chefs d'État et de Gouvernement ayant le Français en partage. La délégation du Niger était conduite par le 1er ministre Seini Omar. Le sommet a adopté la Déclaration de Québec ainsi que quatre résolutions portant sur les sujets suivants : la langue française, les droits de l'enfant, les pays francophones affectés par le phénomène des personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays, la promotion du tourisme dans les pays francophones du Sud. C'est Madagascar qui va accueillir en 2010, le XIIIe Sommet de la Francophonie.

18 octobre
MSF France: Le Ministre de la santé a été interpellé à l'Assemblée Nationale sur la suspension des activités de MSF France à Maradi. Le ministre de la santé, a dans sa réponse évoqué les raisons de la suspension de MSF France : non respect des procédures administratives en matière de collaboration avec les services de l'État, des normes, directives et protocoles nationaux.

20 octobre
Pentavalent: Le Ministre de la santé a procédé au lancement officiel de l'introduction de vaccin pentavalent. C'est un vaccin qui combine plusieurs vaccins dans le but de renforcer davantage la protection pour les enfants de 0 à 11 mois. Ce vaccin est un combiné qui contient les antigènes pour cinq maladies : diphtérie, tétanos, coqueluche, l'hépatite B et la méningite influenzae de type B. Il s'agit donc par ce vaccin d'atteindre et de maintenir l'immunisation universelle de tous les enfants de moins d'un an.

27 octobre
Niger raffinerie: Pose de la première pierre de la première raffinerie de pétrole à Ganarame dans la région Zinder. Cette cérémonie est le couronnement du projet de contrat pétrolier de partage de production entre le Niger et la Société chinoise China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC) et relatif au bloc d'Agadem dans le département de N'Guigmi, région de Diffa. La raffinerie produira 20.000 barils par jour. Son coût s'élève à 254 milliards de CFA.

Esclavage: La Cour de justice de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) condamne le Niger a versé 10 millions de CFA pour préjudices subis à Adijatou Mani Koraou. La Cour de justice a jugé que l'État du Niger était "responsable" dans une affaire d"'esclavage concernant cette jeune dame « vendue » à l'âge de 12 ans pour 240.000 CFA par un esclavagiste de la région de Konni. « Je remercie Allah d'être libre comme vous tous. Avec les 10 millions, je vais m'occuper de moi-même, me faire plaisir, et je vais aussi essayer de monter un petit commerce » a déclaré Adijatou à la sortie du tribunal.

30 octobre
MSF France,
C'est officiel, MSF France quitte Maradi. C'est le site Internet de l'ONG qui l'annonce. MSF France est arrivée à Maradi en 2001.

Yapa

 

 

Par Serge Xavier OGA
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Mardi 11 novembre 2008

Un noir à la maison blanche, cela fait rêver. Mais le rêve est permis. Mais quand ce rêve devient insurmontable, peut-on encore le qualifié de rêve. C’est l’équation Obama pour le monde entier, mais surtout pour l’Afrique. Depuis que le Kenyan -Américain est devenu candidat des démocrates pour la maison blanche, les africains ne cessent de crier : victoire à Obama, victoire à Obama. Il va nous sortir de la misère.

Il est vrai qu’un noir à la maison blanche, c’est un rêve qui devient réalité pour les américains. Mais de là à penser que Obama sortira l’Afrique de la misère, c’est trop rêver : un rêve irréalisable. Aujourd’hui, plusieurs raisons nous rappelle que Obama ne fera rien pour l’Afrique, du moins mieux que Bush Junior ou Bill Clinton. L’Amérique a plusieurs chats à fouetter :
• la guerre en Irak et en Afghanistan : les deux guerres coûte des milliards de dollars à l’oncle Sam qui en ce moment économiquement en phase de déclin. La priorité d’Obama c’est de triompher sur ces deux fronts. Il n’a guère le choix. L’Amérique veut être le maître du monde et doit dicter sa loi partout ou bon lui semble, cela a un prix à payer.

 • La crise économique : toute l’économie américaine est en crise. La priorité des priorités pour Obama sera de relever l’économie de son pays. C’est d’ailleurs pour cela que les américains lui ont fait confiance. • L’emploi : crise financière rime avec licenciement. Des milliers de gens sont au chômage en Amérique et peut être davantage si General Motors croulait. La priorité du présidents des states sera de donner de l’espoir à ces concitoyens.

• Les sans abris : on est habitué à l’Amérique de Hollywood, des casinos, des belles maisons et subitement on retrouve l’Amérique avec des sans abris à l’infini. Obama doit corriger cette image. C’est une priorité absolue

 • Politique étrangère : plusieurs chats à fouetter et la Russie a déjà annoncé les couleurs avant l’heure. La diplomatie américaine doit jouer sur plusieurs fronts sans arrêt : Iran, Syrie, Irak, Afghanistan, Pakistan, Otan, Coré du Nord …

Obama a déjà suffisamment de quoi se remplir 4 ans de mandat. La charité bien ordonnée commençant par soi-même le prochain locataire de la maison blanche n’aura pas le temps de se rappeler qu’il vient d’une Afrique de Koguélo, pays lointain encore imbibé de crise ethnique. C’est clair que l’attention de Obama pour l’Afrique ne sera guère plus importante que celle accordée par le passé.

Par ailleurs, de peur de paraître trop noir, Obama a soigneusement évité l’Afrique lors de son et unique déplacement à l’étranger avant l’élection. Il a très peu évoqué son père noir dans ses discours. En revanche, il a mis en relief à tout bout de champ la peau claire et très blanche de ses parents maternels qui dit-il lui ont tout appris. Peut être que c’est ça aussi le rêve américain ou le changement tant chanté : renier une partie de soi qui vous nuit.

 A défaut d’apporter des dollars à l’Afrique, Obama met au moins du baume dans les cœurs pour ceux qui rêvent de rêver. Aujourd’hui, rare sont les pays africains qui accepteraient un enfant issu de mélange de nationalité devenir président d’un pays x ou y. La guerre des « et » et « ou » a mis la côte d’ivoire dans le cao. Heureusement que tout semble se calmer mais cette épisode nous montre que l’Afrique est encore loin de comprendre la leçon donnée par les américains en choisissant un black comme président.


Yapa

Par Serge Xavier OGA
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